Nicolas SARKOZY a débuté sa visite en Moselle avec un symbole de la Lorraine qui avance, le site Smart d’Hambach. Accompagné de quatre des ministres du gouvernement (Christian ESTROSI, Hervé MORIN, Michel MERCIER et Nadine MORANO), le Président de la République a été accueilli par Dieter ZETSCHE, le patron du constructeur allemand Daimler-Benz, groupe dont fait partie Smart. En sa compagnie, il a visité une grande partie de la chaîne de production de la petite citadine, en profitant pour discuter avec les salariés de l’usine.Mais le choix de ce site n’était pas tout à fait innocent de la part du Chef de l'Etat, puisqu’en fin de visite Monsieur ZETSCHE a annoncé officiellement qu’Hambach serait l’usine retenue pour la production en grande série de la nouvelle Smart électrique à partir de 2012, nouvelle qui a bien évidemment réjoui l’ensemble des salariés. Cette production recevra un soutien public de 2,7 M€ dont 1,35 M€ de l’Etat.Le chef de l’Etat s’est ensuite rendu sur la base du 1er régiment du matériel à Woippy où deux événements l’attendaient. Tout d’abord une rencontre avec les élus mosellans qui avaient été reçus le 2 septembre 2008 à l’Elysée après l’annonce des restructurations militaires. Durant cette rencontre, Nicolas SARKOZY a réaffirmé que l’Etat ne laisserait pas tomber la Moselle et que les promesses de compensations n’avaient pas été oubliées en plus haut lieu.Cette rencontre à huis clos a servi d’introduction au Président de la République avant la grande table ronde qui l’attendait sur le thème « restructurations de défense et développement des territoires » à laquelle près de 1500 personnes ont assisté. Durant près de deux heures, Nicolas SARKOZY a débattu avec des interlocuteurs tels que Jean-Pierre MASSERET, Président du Conseil Régional de Lorraine, Philippe LEROY, Président du Conseil Général de la Moselle, Jean-Philippe COTIS, Directeur Général de l’INSEE, Philippe VARIN, PDG de PSA Peugeot Citroën, Luc Johann, Président de l'Université Paul-Verlaine de Metz ou encore Mme PINEL, une ancienne chômeuse qui a créé sa propre entreprise. Cette table ronde fut l’occasion pour lui de montrer que les promesses de l’Etat formulées un an plus tôt devenaient concrètes. Au cours de ses réponses, il a ainsi annoncé de nombreuses mesures destinées à accompagner les restructurations de défense et à stimuler le développement du territoire lorrain :- un effort additionnel de 20 M€ en faveur des grands projets universitaires ;- le triplement des sommes allouées à Metz dans le cadre des contrats de redynamisation des sites de défense, qui passeront de 10 M€ à 30 M€ ;- la confirmation du lancement des travaux de la 2ème phase du TGV Est dès 2010 ;- un plan de remise à niveau très substantiel de l’autoroute A31 avec notamment la mise à 2x3 voies du tronçon Nancy-Metz, le barreau Toul-Dieulouard et le contournement de Thionville ;- une grande plateforme multimodale fer/fleuve/route à Metz-Illange ;- le passage en opération d’intérêt national du projet d’éco-cité sur la zone frontalière de Esch-Belval ;- le soutien au projet Ulcos de séquestration du CO2 destiné à ancrer en les modernisant les capacités de l’industrie sidérurgique en Moselle ;- l’implantation à Metz de 1500 nouveaux emplois publics, dont 750 au titre du pôle statistique ;- la mobilisation des sommes suivantes (10 M€ pour Commercy, 12 M€ pour Dieuze, 3 M€ pour Bitche) dans le cadre des contrats de redynamisation des sites de défense ;- le maintien du 8ème régiment d’artillerie de Commercy aussi longtemps qu’une solution équivalente en terme d’emplois n’aura pas été trouvée ;- l’implantation à Dieuze d’un centre de formation permettant de maintenir une présence militaire significative ;- le maintien d’un régiment à Bitche.En outre, le Président a annoncé qu’il serait de retour dans la région avant les élections régionales. Voilà qui devrait rassurer les lorrains quant à l’intérêt que l’Etat porte à leurs problèmes.